Accoucher à São Paulo

J’admire toujours mes patientes expatriées qui ont le courage d’accoucher à l’étranger: loin du confort de leur famille, du médecin qui les a toujours suivies, du système médical qu’elles connaissent.

Certaines arrivent quelques semaines avant l’accouchement !

Au long des années, j’ai remarqué que certaines questions sur les différences pratiques au Brésil inquiètent la plupart des futures mamans:

- 40 ou 41 semaines ?
Au Brésil, nous suivons la norme américaine ou anglaise; nous considérons donc que le terme est à 40 semaines à partir du premier jour des dernières règles, et non pas 41 comme en France. En pratique, étant donné que, dans la plupart des cas, c’est bébé qui décide de la date de sa naissance, cela ne change pas grand-chose. Et arriver à 40 semaines ne signifie pas nécessairement se faire tout-de-suite déclencher, ni passer par une césarienne.

- S’inscrire à la maternité
Les démarches sont un peu différentes ici. Les inscriptions peuvent se faire environ un mois avant la date prévue d’accouchement, mais ne garantissent pas un place disponible au moment venu… il est toujours bon d’avoir un plan B.

- Le suivi est-il le même ?
Oui, la plupart des analyses sanguines et écogr
aphies sont réalisées suivant le même calendrier. Mais il y a toujours quelques petites différences, ainsi qu’entre les différents pays d’Europe.

- Accoucher au Brésil veut dire forcement finir en césarienne ?
Bien sur que non. Il est sûr que les taux de césarienne au Brésil sont stupéfiants, mais surtout pour des raisons culturelles. En revanche, il y encore plusieurs équipes de médecins qui favorisent l’accouchement naturel. Renseignez-vous auprès d’autres membres de la communauté expatriée pour savoir comment l’accouchement s’est déroulé avant de faire vôtre choix, tout en sachant que la césarienne est parfois nécessaire. Même au Brésil.

- Habituellement, les patientes restent à la maternité pendant deux ou trois jours après l’accouchement. Au delà de trois jours, les assurances finissent par ne pas rembourser.

- Il n’y a pas de « sages-femmes » au Brésil. Cependant, certains médecins travaillent avec des infirmières qui accompagnent l’accouchement, visitent les patientes après l’accouchement pour les aider avec l’allaitement et les premiers soins du bébé. Ces professionnels sont parfois anglophones, mais très rarement francophones.

- Même si la rééducation du périnée n’est pas la norme après l’accouchement ici, il y a de nombreux physiothérapeutes qui en connaissent les techniques. Il suffit de demander à vôtre médecin de vous renseigner.